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Samedi 24 juillet, septième jour
Laguna Ceascana (4800 m) Laguna Sibinacocha (4800 m)


Photo satellite reprise depuis Google Earth

                Cette nuit, Sarah a particulièrement mal dormi, malgré un somnifère qu'elle avait pris pour la première fois. Au «réveil», comme ces derniers jours d'ailleurs, il fait particulièrement froid, nos gourdes sont pleines de glaçons et le sol est bien gelé ; il faudra attendre que le soleil s'élève pour bénéficier de températures plus clémentes.
                Contrairement à hier soir, les sommets où culmine notamment le Chumpi à 6000 mètres d'altitude sont parfaitement dégagés. L'air est parfaitement cristallin, et le bleu du ciel contraste fortement avec les cimes immaculées.

Les premièrs rayons de soleil réchauffent le campement au bord de la lagune Ceascana Lawrence va bientôt arriver ; en attendant, nous admirons toujours le lac de Ceascana C'est moi, devant le lac de Ceascana
Dernier regard sur la lagune de Ceascana... Le lac de Ceascana se prolonge en amont par des marécages et quelques petites lagunes Encore une perspective sur quelques-uns des nombreux sommets de l'ordre de 6000 mètres anonymes pour nous

                A peine sortis de la tente, un petit garçon chaudement vêtu s'approche et nous propose une bouteille de coca-cola, situation insolite à 4800 mètres d'altitude, en un endroit loin de tout approvisionnement.
                Au programme aujourd'hui : la lagune Sibinacaocha, à la même altitude et qui s'étend sur une longueur de 12 kilomètres ! S'agit-il du lac le plus grand du monde à cette altitude ?
                Après examen de ses ampoules, Sarah a encore droit au cheval... Nous grimpons doucement les collines de 5000 mètres de haut qui séparent les deux lacs. Nous remarquons à cette occasion que la lagune Ceascana que nous venons de quitter se prolonge très loin en amont, tout d'abord par une zone marécageuse, et ensuite par un autre petit lac.

Panorama entre le Nord et l'Est au moment où nous arrivons au pied du Yayamari (tout à droite) ; Sarah est toujours condamnée au cheval !

                Il nous faudra à peine une demi-heure pour commencer à apercevoir la lagune Sibinacocha, mais dans un premier temps, c'est le Yayamari tout juste à notre gauche qui s'impose. Nous arriverons vers 10 heures au bord du lac, et Lawrence nous montrera notre lieu de campement pour ce soir : celui-ci est tout près sur la rive opposée, mais il nous faudra marcher le reste de la journée pour l'atteindre après avoir contourné le lac. Quelques maisons abandonnées longent la lagune, mais Lawrence nous explique que la vie est trop dure ici, car plusieurs inondations ont déjà englouti ces lieux de vie.
                Nous voilà donc partis sur le sentier longeant à flanc de montagne cette immense lagune aux couleurs tantôt bleu émeraude, tantôt turquoise selon la lumière. Un vent glacial s'est levé, mais nous savons maintenant mieux nous protéger le visage. Sarah quant à elle semble frigorifiée sur son cheval, et est à moitié endormie : est-ce un effet à retardement du somnifère ou bien un début de malaise ? Après concertation, nous décidons de la remettre sur ses pieds, et tant pis pour les ampoules... En fait au bout de quinze minutes Sarah sera en grande forme, bien réchauffée par l'exercice !

Ça y est : la lagune Sibinacocha commence à apparaître... La lagune Sibinacocha est particulièrement étendue... A notre gauche, la base de l'ancien volcan Yayamari Ce soir, nous camperons exactement en face d'ici ; nous passerons le reste de la journée à contourner le lac par la droite
Nous arrivons ici à l'extrémité amont du lac de Sibinacocha C'est ici que nous allons déjeuner aujourd'hui ; Il fait plutôt froid car le vent est fort Pendant l'heure du repas pris devant cet abri, les glaciers sont bien là, en amont du lac

                Ce sentier, toujours en montée ou en descente, n'en finit pas de contourner la lagune, mais nous arriverons tout de même à son extrémité amont vers midi, où nous allons déjeuner sur une ancienne petite moraine glacière. Nous décidons de monter une tente pour nous mettre à l'abri du vent pendant le repas. L'extrémité des glaciers du grand massif de Ccallangate est toute proche d'ici ; quel contraste avec le lac qui semble si accueillant, mais dont la température doit être de l'ordre de 0C...
                Après le repas, en gagnant la rive opposée de la lagune, par une zone marécageuse, nous croisons un campement : Il s'agit du camp de base d'un groupe d'alpinistes anglais qui tente l'ascension d'un des sommets, et qui d'ailleurs avaient déjà vaincu l'Ausangate (6384 mètres) quelques jours auparavant !

C'est au fond du lac, au pied de cette vallée glaciaire que nous avons déjeuné tout à l'heure Vers l'aval du lac, seules quelques collines qui culminent d'ailleurs à plus de 5000 mètres... Moi et ma fille devant le lac de Sibinacocha qui apparaît ici dans toute sa longueur

                Nous longeons à présent l'autre rive sur un sentier parfois mal tracé, et nous nous retrouvons d'ailleurs coincés au bord du lac, avec comme seule solution un demi-tour ou un brin d'escalade facile. Il faudra un certain temps à Lawrence et à mes coéquipiers pour me décider à choisir cette dernière option...
                Nous arriverons au campement vers seize heures, avec une vue extraordinaire sur le massif du Ccallangate, tout comme sur l'autre extrémité du lac, et surtout sur le volcan Yayamari juste en face de nous, avec une texture et des couleurs splendides.


Voici le Yayamari, et juste à sa gauche, le col par lequel nous sommes arrivés ce matin


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