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Dimanche 18 juillet, premier jour
Ollachea (2800m) Ujuntaya (4100 m)



                Lever à 7h30 : le cuisinier prépare le petit déjeuner en utilisant son réchaud et une de ses deux grandes bouteilles de gaz (nous prenons ce petit déjeuner copieux, installés sur des malles dans l'entrée de l'hôtel car il n'y a pas de service de petit déjeuner ici). Puis on fait bouillir de l'eau pour remplir nos gourdes, un rituel que nous retrouverons tous les matins. Les sacs à dos pour la journée sont prêts avec le strict nécessaire : habits chauds, gourde, appareil photo crème solaire et petit en-cas fourni pour la matinée.
                Prêts avant notre guide qui a quelques affaires à régler, celui-ci nous envoie tout seuls sur l'ancien chemin Inca pavé qui marque le début du trek : il nous explique qu'il faudra emprunter le sentier qui contourne l'école au sommet de ce chemin. Nous croisons quelques villageois qui redescendent en nous saluant d'un « buenos dias ». Une centaine de mètres plus haut, nous attendrons Lawrence car deux options se présentent pour le sentier ; il nous rejoindra bientôt.


A droite Martin, le chef muletier et à gauche Manuelo, son fils de 17 ans chargent les chevaux C'est par cette rue d'Ollachea que débute le trek ; le village est encore bien à l'ombre Un sentier a déjà remplacé la piste ; au premier plan l'école qui domine Ollachea
Ces trous dans les rochers sont les traces laissées par les chercheurs d'or locaux Seul notre sentier mène à cette petite propriété située quelques 300 mètres au-dessus d'Ollachea Ces fils électriques auront été les dernières traces de la civilisation moderne pour les dix jours à venir...

                Le sentier est assez raide, sans faux plat, et cette première étape est somme toute assez éprouvante. Sarah, la plus sportive des trois est rapidement en tête avec Lawrence avec lequel elle fait plus amplement connaissance. Pour ma part, je grimpe plus doucement à mon rythme, alors que Georges traîne assez loin derrière, contrairement à ses habitudes (il s'inquiète pour la suite...). Sur l'autre versant de la vallée, des chercheurs d'or s'activent ; ils gagnent péniblement leur vie en essayant d'extraire du minerai dans des cavités dans lesquelles ils utilisent des explosifs. En chemin nous traverserons un hameau bien isolé, nous en verrons beaucoup d'autre les jours suivants. Comme habituellement sur le versant amazonien, le ciel se couvre, et nous commençons à jouer à cache-cache avec les nuages qui s'accrochent aux reliefs.
                Petit répit lorsque nous arrivons enfin au sommet de la crête que nous avions en vue pratiquement dès le départ. Entre les nuages, une vallée très escarpée apparaît sur l'autre versant, en contrebas. Nous longeons cette crête sur un sentier bien moins raide pour arriver aux environs de midi sur un petit plateau herbeux où nous attendent le cuisinier, son assistant et trois des chevaux. Nous nous demandons par où ils ont bien pu passer, en tout cas, ils ont été bien plus rapides que nous !
                Le repas chaud -quelle bonne surprise !- est déjà prêt, et une tente « mess » a même été montée pour nous abriter du vent et d'une légère bruine. Nous n'avions jamais bénéficié auparavant d'un repas chaud (soupe, plat principal puis tisane), excellent au demeurant lors de nos précédentes balades en montagne. Il faut dire que c'est la première fois que nous faisons un trek organisé.


Cela monte bien depuis le départ ; Sarah toujours devant est en grande forme Les nuages commencent à être bien envahissants, alors qu'il n'est que dix heures et demi Cette photo, comme les deux précédentes ont été prises lors d'une halte en arrivant sur une crête bien dégagée
Le temps bien humide sur le versant amazonien génère de nombreux torrents C'est ici que nous prendrons notre déjeuner ; un tente a été montée pour nous protéger de la bruine et du vent Dans le brouillard, le cairn du premier col (4200 mètres) ; en fait nous serons plus haut pendant presque tout le trek !

                Après cette halte déjeuner, nous repartons en direction du col de Cachera situé à 4200 mètres sans discerner les alentours, car la brume a envahi la montagne de manière persistante. Georges est à nouveau en forme, de sorte que nous avançons à un bon rythme en restant bien groupés compte tenu de la visibilité. Pas de photos, bien sûr, sauf au col marqué par un cairn.
                Peu avant le col nous rencontrons un berger qui a une longue conversation avec notre guide... celui-ci nous expliquera qu'il est à la recherche d'un taureau ! (Nous sommes à plusieurs heures de marche d'un village et la nuit tombera bientôt !). Un petit arrêt photo au col que nous ne pouvons reconnaître qu'à la présence d'un cairn, compte tenu de la météo. Lawrence nous explique que par la suite les conditions devraient être meilleures, car nous quittons ici le versant amazonien des Andes ; il aura d'ailleurs raison, puisque nous n'allons retrouver le brouillard que quinze jours plus tard au Machu Pichu, également sur le versant amazonien.
                Après une petite descente, nous découvrons sur une pelouse le long d'un torrent notre campement de Cachera, juste en limite de la brume avec six tentes déjà montées : la tente « mess », la tente « cuisine » où dormiront d'ailleurs aussi muletiers et cuisiniers, deux tentes pour nous-mêmes, une plus petite pour Lawrence, notre guide et chef d'expédition, et la petite tente « WC ».
                Georges et moi sommes bien fatigués par cette journée durant laquelle nous avons grimpé de 1500 mètres (n'oublions pas que nous sommes à une altitude relativement élevée), quant à Sarah, elle est certes en forme, mais elle nous dévoile une énorme ampoule sur chacun de ses talons que je m'empresse d'essayer de soigner avec des « compeed », des espèces de fausses peaux miracle paraît-il. Il fait nuit peu après 18 heures, et après un excellent dîner, nous nous coucherons vers 20 heures.


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