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Samedi 17 juillet, mise en place
Puno (3800m) Ollachea (2750m)



                Un trek au Pérou... voilà quelque temps que cela me trottait dans l'esprit ! Ayant passé l'automne et l'hiver à éplucher les catalogues des divers organismes proposant ce type de voyage, c'est en fait à l'occasion du salon de la randonnée, porte de Versailles que je me suis laissée séduire par le programme concocté par Tamera « du Titicaca au Machu Pichu par la piste oubliée des Incas ». Comme nous étions déjà trois (moi-même, mon mari Georges et notre fille Sarah, 18 ans), on nous garantissait quasiment le départ (le groupe devant comprendre entre 4 et 9 personnes).
                En définitive il n'y a pas eu d'autres candidats, mais heureusement, Tamera assura quand même la prestation : ce sera donc un trek familial, en fait pas tout à fait car nos garçons de 13 et 16 ans bien que sportifs n'étaient pas très motivés et ont préféré aller passer leurs vacances dans des structures de loisir plus traditionnelles ! Je crois bien qu'aujourd'hui ils le regrettent un peu...


Ca c'est moi (Sophie) lors d'une pause au cours d'une des journées à venir... Mon mari Georges et notre fille Sarah lézardant au soleil Notre guide nous présentant le campement de la journée

                Cela fait déjà une petite semaine que nous sommes au Pérou : Tout d'abord à Arequipa et au canyon de Colca, puis au lac Titicaca où nous avons séjourné sur l'île de Taquile, chez l'habitant. Ces quelques jours nous ont permis de débuter notre acclimatation à des altitudes élevées en prévision du trek.
                Ce samedi 17 juillet 2004, le petit déjeuner pris dans un hôtel de Puno au bord du lac Titicaca, nous attendons l'équipe du trek. Un minibus s'arrête devant l'hôtel avec déjà un chargement impressionnant sur le toit. Aussitôt, un jeune péruvien se présente : c'est Lawrence, notre guide. Ses deux coéquipiers sont au marché en train de compléter le stock de nourriture pour les dix prochains jours : il s'agit d'un jeune cuisinier Jomulus, et de son aide Delphine.
                Départ à 9 heures du matin pour une longue étape vers Ollachea : Après deux heures de route le long du lac Titicaca puis sur l'altiplano, six heures de piste chaotique nous attendent ! Bonne surprise : vers treize heures, un vrai déjeuner est prévu, avec des plats préparés que le cuisinier a achetés le matin à Puno . Nous traversons une partie de la cordillère Carabaya, passons le col d'Izucruz à 4800 mètres, où nous nous arrêtons quelques instants pour prendre des photos, tout en essayant de deviner à l'horizon le parcours de notre trek.


Nous venons depuis cette direction, le versant Ouest du col d'Izucruz Mémorial au sommet du col d'Izucruz à 4800 mètres d'altitude La suite du parcours, c'est par là, le versant amazonien de la cordillère des Andes
C'est les montagnes au fond que nous allons franchir les prochains jours Immensité sauvage, pourtant par ci ou par là vivent quelques communautés

                Après le col, nous traversons une vraie petite ville perdue là haut, puis longeons une vallée sauvage dans laquelle se trouve une petite centrale hydroélectrique. Ensuite la piste devient de plus en plus escarpée sur le versant amazonien, au-dessus d'un canyon dans lequel nous allons descendre. Nous croisons ou dépassons (avec quelques sueurs froides) quelques énormes camions assurant la liaison entre Juliaca et quelques villes amazoniennes. Ils transportent des marchandises mais aussi des gens installés sur celles-ci.
                Au fur et à mesure que nous descendons, les versants du canyon commencent à ce couvrir de végétation. Quelques 2000 mètres plus bas, nous arrivons enfin à Ollachea, il est 17 heures. Nous y faisons la connaissance des trois muletiers qui nous accompagneront avec leurs neuf chevaux pendant tout le trek. Ils font partie d'une même famille originaire de la région de l'Ausangate et viennent d'effectuer le parcours en sens inverse pour nous rejoindre.


Chute d'eau, mais aussi conduite forcée menant à une petite centrale hydroéléctrique La vallée va devenir de plus en plus encaissée Dernier coup d'œil vers les montagnes de notre trek avant de descendre dans le canyon
Cette rivière va bientôt plonger vers l'Amazonie... La végétation commence à être plus luxuriante au fur et à mesure que nous descendons Voici enfin Ollachea, le point de départ du trek

                Aucun touriste dans ce coin fort reculé, mais nous dormons dans un hôtel arborant fièrement ses cinq étoiles sur sa façade, témoignant bien de l'humour des autochtones (sur le palier, il y avait l'eau courante et même un WC). Repas typique et fort convenable dans un petit restaurant utilisé par les camionneurs en transit. La nuit aurait été parfaite si elle n'avait pas été interrompue vers trois heures du matin par un camion qui n'a pas trouvé mieux que de faire une halte sous notre fenêtre sans arrêter son moteur, cela pendant ce qui nous a semblé être une bonne heure.


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